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Cinéma et Littérature en favoris. Ce blog à pour fonction de témoigner de mes coups de coeur culturels, ainsi que mes découvertes diverses et variées sur et dans le monde. Bonne lecture.

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Laura (Film)

Laura, un film noir d'Otto Preminger

 

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Le récit :

 

Laura Hunt est morte, assassinée chez elle. Mais qui a-t'il bien pu tuer cette ravissante jeune femme ? Elle, que tout le monde semble en facade apprécier ; et qui ne figure dans la haute société que depuis peu, grâce au chroniqueur et gentleman Waldo Lydecker. C'est ce que tente de découvrir l'inspecteur McPherson, cela malgré les suspects qui s'accumulent : Serait-ce Shelby Carpenter (le nouvel amant),  ou peut-être Waldo Lydecker (et son sans gêne éblouissant), ou bien encore Mme Ann (une femme jalouse qui la méprise), et pourquoi pas aussi Bessie (sa femme de chambre)...?

Dans un Cluedo, grandeur nature, où se mélange passion, mépris et vengeance ; il sera difficile de déceler les indices pour trouver le bon coupable ! Surtout si nous n'avons pas les bonnes cartes entre les mains...

 

 

 

Otto Preminger est un réalisateur et producteur d'origine autrichienne, dont des films tels que : Laura (1944), Un si doux visage (1953) et Autopsie d'un meurtre (1959) lui valent, aujourd'hui encore, l'approbation d'un public cinéphile (ou non). Grand spécialiste du film noir, policier et du drame ; il conjuguera les genres avec brio, laissant jusqu'au bout du film, se questionner le spectateur sur les vraies intentions des personnages. Mort à l’âge de 79 ans aux Etats-Unis ; il fut dans sa longue carrière, nommé deux fois aux Oscars en tant que Meilleur Réalisateur : la première en 1944 pour Laura, et la seconde en 1963 pour Le Cardinal.

 

 

 

L'avis :

 

Avec une ouverture au point de vue des plus originales, nous sommes immédiatement placés dans un contexte à la fois flou, et fantastique ; où ce que l'on pense, s'avère bien loin de la vérité des faits. 


Cependant, après un début magistral, et la découverte du personnage de Wildo aussi bien fascinant par ses manières que ses répliques ; on se laisse doucement embarquer sur des flots calmes et trop monocordes. Il faudra alors attendre la moitié de film, et son rebondissement inouïe, quasi fantasmagorique, pour nous faire plonger dans un tourbillon de révélations, mensonges et suspens enivrants... et arriver à une fin aussi haute en tension qu'en drame.

 

Grâce à l'excellente interprétation de Clifton Webb (Wildo), jouant à la perfection un chroniqueur charismatique habitué à vivre et être entouré de la haute société ; on est à la fois amusé et charmé, bien que piqué par un étrange sentiment de fausseté que dégage ce personnage. Son rôle de narrateur dans la première partie du film, assure ainsi un complet décalage entre une action banale, et des dialogues francs et directs, distillés tels avec une mitraillette. Un vrai moment de délice.

 

La technique est loin de faire de l'ombre à ce tableau réussi, puisqu'avec des jeux d'ombres et de lumières (qui seront récompensés de l'Oscar) on nous plonge dans des lieux presque bancals (tels une pointe d'expressionisme Allemand) où un léger sentiment d'inconfortable sera ressenti. Faisant habilement se succéder les éclairages extérieurs (éclairages publics), et intérieurs (lampes...), Joseph LaShelle (directeur de la photographie) nous fabrique une ligne à suivre jusqu'au tableau de l'action à la fois délicat, et dérangeant (quand on y joint la musique de David Raskin).

 

Une poésie destructrice... 

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