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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

♥ Coup de Cœur 

Le Petit Prince, un conte d'Antoine de Saint-Exupéry

 

 

Le récit :

 

L'auteur, aviateur, s'échoue avec son avion en plein désert du Sahara. Alors qu'il s'assoupit, un enfant le réveille. Cet enfant n'est pas n'importe qui, il est le Petit Prince de l'astéroïde B 612, et veut qu'on lui dessine un mouton !

S'ensuit une tendre amitié entre l'aviateur et le Petit Prince, jusqu'à ce que ce dernier aille retrouver sa Rose qui lui manque tant. 


 

 

Antoine de Saint-Exupéry est sans nul doute l'écrivain et aviateur le plus célèbre de la planète. Alors qu'il réalise un repérage en vol au dessus de la Provence, son avion est abattu par un pilote allemand. Il échoue en pleine mer, pour n'être retrouvé que plus de 50 ans plus tard entre 2000 et 2003. Le Petit Prince qui date de 1942 reste un des livres les plus vendus en France chaque année.

 

 

 

L'avis : 

 

L'histoire se construit comme une douce poésie aux multiples niveaux de compréhension, où enfants et plus grands apprécieront l'univers vu depuis les yeux d'un Petit Prince. Ce qu'on retiendra est l'innocence touchante et déconcertante de l'enfant aux rires tels les grelots des étoiles, et les cheveux blonds comme les champs de blés.

 

Une réflexion des plus simple, et loin d'être équivoque, sur le fonctionnement du monde et la matérialisation de la vie par les grandes personnes qui n'arrivent plus à voir avec le cœur.

 

A feuilleter et relire à tout âge...

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥

Le jeu de l'Ange, un roman de Carlos Ruiz Zafon


 

 

Le récit :

 

Barcelone, années 20, David Martin est un jeune homme passionné de littérature et d’écriture, qui ne travaille, malheureusement, que comme simple grouillot au journal : Voz de la Industria. Alors que le journal a expressément besoin d’un jeune écrivain talentueux, Vidal – son plus vieil ami – éminent journaliste et écrivain, lui obtient sa chance. Le succès se fait sentir rapidement, et lui donne l’opportunité d’acheter la Tour  de la rue Flassaders, une demeure au passé trouble, inhabitée et même présupposée hantée. Les mois passent entre maladie et travail, jusqu’au jour où son ami, le vieux Sempere l’invite à pénétrer dans le Cimetière des livres oubliés pour y déposer son premier roman, et y récupérer un livre de son choix. Ce sera, au détour d’un couloir : Lux aeterna d’un certain D. M.. Le livre - qui lui rappelle étrangement, celui que lui a commandé un mystérieux éditeur répondant au nom d’Andreas Corelli - l’embarque alors dans une course poursuite avec le passé d’une Barcelone corrompue et meurtrie. Sempere, Clara Saignier, Vidal, Mr Salvador et surtout Isabella sa jeune secrétaire – et écrivain en herbe – tous dévoués, ne pourront l’aider à le faire ressortir indemne du combat avec l’inspecteur Grandes, Irène Sabino, Jaco, « le patron » et surtout ce  fameux D. M.. Surtout si le mensonge plane sur eux, tel le ciel noir de Barcelone…

 

 

 

Le jeu de l’Ange est le second roman du plus que talentueux écrivain Carlos Ruiz Zafon. Dans ce dernier, il reprend un univers, des lieux, et des personnages de son premier roman ; mais en transposant le tout, dans une époque barcelonaise de quelques années plus lointaines. Reprenant ce qui fit, entre autre, son succès : un mélange des genres entièrement domptés ; il joint à cela, une succession de tragédies plus élaborées où les morts se succèdent sans relâche, et un univers en partie fantastique. Il faut savoir que l’écrivain se complète lui même d'un brillant compositeur, et joint gratuitement sur son site des airs composés pour ses romans.

 

 


L’avis :


L’auteur reprend avec un brio incontestable, les effets, drames et passions qui font la qualité de sa plume, et réitère une performance subjuguante. Autant dire, que si vous avez apprécié le premier roman, vous adopterez sans y réfléchir le second. Tel avec un calque, il dépeint l’histoire. L’inspecteur Fumero est remplacé par l’inspecteur Grandes, Fermin est décomposé en Isabella et Andreas Corelli, Julian Carax est abandonné pour Diego Malarsca, Les Sempere continuent leur commerce d’une génération à l’autre…etc. Ainsi dans un profil quasi identique, il réinvente avec finesse une autre Barcelone passée. Et nous finirions presque par dire que Le jeu de l’Ange fût l’origine de l’ombre du vent.


Il est difficile de faire ressortir les points forts de ce roman, car comme je l’ai dit, les deux se superposent avec similarités, et nous retrouverons des qualités identiques. Cependant, Carlos Ruiz Zafon innove à plusieurs niveaux. Tout d’abord, il adjoint un personnage fantastique, celui d’Andreas Corelli, capable de guérir on ne sait comment les maladies, et qui assure pouvoir faire revivre les morts. Ensuite, il dépeint un personnage principal beaucoup plus tourmenté, où son histoire s’édifie sur ce même constat ; d’ailleurs la plupart de ces « ami(e)s » le conforteront dans l’isolation dans laquelle il se retranche pour échapper à ses tourments, ne faisant qu’empirer les choses. Enfin, il choisit un ton plus dramatique pour écrire son histoire, où entre autre, la fin se fait des plus mélancolique et songeuse sur la vie ; nous faisant entre apercevoir le côté presque fataliste de celle-ci.

 

Ce peintre dont le texte a parfois quelquechose de Rimbaud, par sa vision à la fois suave et apocalyptique du monde, vous embarque avec David dans une quête du savoir, de la liberté, mais surtout de la rédemption.

 

Un magnifique roman qui nous renvoie au premier avec une certaine nostalgie. 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥

L'ombre du vent, un roman de Carlos Ruiz Zafon

 

 

Le récit :

 

1945, fin de la guerre, Daniel Sempere est un jeune garçon qui dévore roman sur roman, lui même veut devenir écrivain un jour. A l'aube de son anniversaire, son père l'emmène dans un lieu magique : Le cimetière des livres oubliés. Un rituel familial lui offre de choisir un seul et unique livre ;  dans ce labyrinthe de romans il tourbillonne jusqu'à tomber devant le roman d'un certain Julian Carax, L'ombre du vent.

Mais cette rencontre n'est t'elle du qu'au hasard? Et qui est ce Julian Carax, dont quelqu'un cherche à brûler tous les livres? Pourquoi une ombre le suit depuis la découverte du roman? Fermin et lui arriveront-ils à échapper à l'inspecteur Fumero qui ne cesse de les poursuivre? Qui sont réellement Nuria Monfort, Julian et ses camarades de classe, Pénélope Aldaya?... et encore plus important : Qu'elles sont leurs Véritables Histoires?

Nous sommes dès lors embarqués dans une aventure traversant les époques et les vies, dont la résolution dépassera tous ce qu'on avait pu imaginer...

 

 

 

Carlos Ruiz Zafon est un nouvel auteur de la littérature espagnole. Bien qu'écrivain depuis l'adolescence, il se consacre à la publicité, avant de (re)venir récemment dans le monde du livre. Doué d'un talent incontestable pour faire vivre ses personnages, et les lieux où il les immerge ; l'Ombre du vent est vendu à ce jour, à plus de 12 millions d'exemplaires dans le monde.

 

 

 

L'avis :

 

Tel un ovni, Carlos Ruiz Zafon impose son roman comme une symbiose parfaite entre une Barcelone oubliée et réinventée. Dès le départ, l'intérêt surgit, et nous sommes happés par les recherches de Daniel Sempere que nous voyons grandir et mûrir. 

 

L'évolution des découvertes sur le livre et le personnage de Julian Carax, se présente comme un labyrinthe : d'innombrables chemins, des entre-croisements extraordinaires, des impasses obligeant à rebrousser chemin, un minotaure nommé Fumero, un fil d'Arianne où plutôt d' "un fil de Fermin"... Ce roman ressemble à ces "livres dont vous êtes le héros", où il vous arrive tellement de péripéties que vous vous demandez si vous y arriverez, si seulement votre quête s'achèvera avec succès, sans que vos adjuvants soient blessés ou pis encore. 

 

Arrivé à la fin du roman, une seule question nous vient à l'esprit : Mais où Carlos Ruiz Zafon a-t-il réussi à trouver autant d'éléments, de rebondissements, de styles d'écritures et de parlers, pour semer une telle vie dans ses personnages? Tout simplement somptueux...

 

Merci Mr. Carlos Ruiz Zafon 

 

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥

 Les cerfs-volants de Kaboul, un premier roman de Khaled Hosseini


Photo© Spencer Platt, gettyimages

 

Le récit :


 Décembre 2001, Amir est devenu un Patchoun respecté. Mais sa conscience pesante, lui inflige toujours autant de souffrances. Comment enfant Afghan, a-t-il pu laisser faire ce qui est arrivé à Hassan son serviteur, meilleur ami, et frère de lait? Comment a-t-il pu rester dans l'ombre, observant dans un déchirement la ruelle où se trouvait Hassan, Assef et d'autres? Comment un lance pierre, un cerf-volant bleu, une montre et une liasse de billets bouleversèrent la vie de toute une famille...

...Il ne reste qu'une chose à faire, repartir sur les traces de son passé, l'Afghanistan, le Pakistan,  et affronter aussi bien ses peurs que le regard de ceux qui l'ont aimé. 


 

 

Khaled Hosseini est un écrivain originaire de Kaboul, aujourd'hui exilé aux Etats-Unis. Son premier roman parait en avril 2005, et se voit prodigieusement acclamé par la critique et le public, il se retrouve même rapidement traduit dans plus d'une dizaine de langues.    Il a depuis publié un second roman Milles Soleils Splendides.

 

 

 

L'avis :


Ce roman se présente à mon sens comme la réussite du mélange. Mélange des styles, vie réelle et romanesque ; mélange des peuples, Patchoun et Hazara ; mélange des relations entre un père et son fils, deux amis que tous séparent... les mélanges de la vie.  Il réside dans ce roman, une intensité dramatique à la fois bouleversante et horrifiante. La plume de Hosseini traduit avec une franchise déconcertante les différents épisodes et malheurs successifs de Amir, Baba, Hassan, Ali, Assef, Rahim khan... que nous nous sentons dès les premiers mots embarqués dans leurs histoires, sans plus vouloir nous en décrocher.


A la question : la vie nous pardonne-t-elle? Il nous répond que ce n'est en rien à elle de pardonner ; mais à nous de demander ce pardon aux personnes touchées, à soi même. Mais la culpabilité a-t-elle vraiment ses fins...? Le temps cicatrise les blessures et les cache auprès des autres, mais leurs profondeurs harcèlent sans relâche, interdisant le repos du corps et de l'âme.


Il reste à la fin de la lecture des images qui resteront gravées dans notre mémoire : un cerf-volant bleu, "pour toi, un millier de fois", une colline verdoyante surplombée d'un arbre fruitier, une ruelle pavés... N'est ce pas cela les ultimes fonctions d'un livre? Nous faire découvrir des mondes, et devenir partie intégrante de notre vie.

 

Merci  Mr. Khaled Hosseini

 

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