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12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 15:26

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Le récit :


Riley, fillette de 11ans vie chaque jour comme le plus beau jour de savie. Et ça! C'est grâce à "Joie"! Une émoion personnifiée qui depuis sa naissance fait tout pour la rendre heureuse. Seulement, tout ne se passe comme prévu dans la vie de Riley, mais aussi dans le quartier général des émotions. Il faut vite trouver des solutions, aussi inantetues et risquées soient-elles...

 

Le Réalisateur :


Pete Docter, vous lui devez vos première VHS si vous êtes des années 90. Scénariste des Toys Story, de Là-Haut, Monstre & Cie... même l'histoire racontée dans Wall-E sort de sa caboche. Plus que scénariste, mais aussi réalisateur aujourd'hui, il signe son 2ème grand Pixar "derrière la caméra" après La-Haut. Son prochain travail, du pixar bien sûr, et pas n'importe lequel... un petit Toy Story 4 !

 

L'avis :


Si Disney aime depuis quelques années nous parler d'héroïnes et de princesses, la franchise Pixar, bien que rachetée par cette dernière, reste une mine de créations à part. Un pixar, s'est avant tout la création d'un univers puis d'une histoire. Ce film en est le parfait exemple et réussite. A l'instar, de Nemo, Là-haut ou bien sur Wall-E, le cap est encore mis sur la descripton de notre comportement, et des relations humaines. Dès le début, il sera simple de comprendre que notre vie est régie par 5 émotions (joie, tristesse, peur, colère et dégout) et qu'à travers elle notre personalité se construit. 


Vice-Vesra se veut un film d'apprentissage, mais qui nous apprend discètement, par l'intermédiaire des émotions. Au lieu de nous présenter les états d'âmes d'une jeune fille, nous les comprenons grâce aux émotions elles même. Conclusion, une petite pépite scénaristique dans une animation qui se veut épurée. En effet, même si les scènes "humaines" sont visuellement du Pixar, l'univers parallèle des émotions se veut simple mais non simpliste. Comme pour souligner la pensée encore enfantine (Bien VS mal) de Riley, on se retrouve ainsi avec des mondes unis par la personnalité de la jeune fille, mais aussi très disparates par la manière dont elle se les représente encore à son âge. Conscient, Subconscient, Inconscient, Abimes, Souvenirs....autant de mondes que nos émotions devrons explorer pour les comprendre, et inversement.


Mais Vice-Versa se place aussi comme un film pronant le respect, prouvant que chaque individu à un place indispensable. Ce respect passera par la compréhension de l'autre, des ses qualités et richesses qu'on croit parfois être leur défaut. Une belle leçon d'humilité et d'unité habilement amenée où nos héros apprennent à découvrir l'autre par leurs propres erreurs et moments de faiblesse.


Enfin, la moralité puisqu'il en faut une, reste aussi subtilement présentée pour le jeun public. Tout en émotion, on nous laisse comprendre qu'aucun choix n'est définitif, et que notre vie complexe peut se définir et redéfinir sous condition de s'en donner la peine. L'on attend impatiemment déjà l'acte II, qui je l'espère saura échapper aux stéréotypes piègent. Espérons surtout que l'on reste dans cette veine d'humour et d'émotions présent du début à la fin du générique.


Conclusion, un nouveau dessin animé dont l'histoire encrée plus que jamais dans l'époque intèressera autant les petis et les grands. Et apportera des réponses, là où certains plus jeunes n'ont encore que des ébauches de questions. 

 


 



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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 17:05

 

Bien que je consacre ce blogue à des films, livres ou autres qui m'ont séduits, devant le caractère miteux de ce film grand public, je ne pouvais m'empêcher d'en parler. Et je serai sans pitié mais j'espère juste, pour ce réalisateur pourtant nommé tant de fois aux oscars et récompensé.

 

 

Hunger Games : affiche Gary Ross, Jennifer Lawrence

 

 

L'avis :

 

 

Quelle réaction prendre devant la médiocrité totale offerte par ce film et soi-disant Block Buster. Après visionnage, on en vient à se demander si cette chose a été pondu après seulement une once de réflexion ?

 

Commençons par le cadrage. Effectué à l'épaule par un parkinsonien, qui à vue d'oeil, n'a reçu aucune instruction sur ce qu'il devait filmer ; on débute ce film dans un total chaos cinématographique dépravant. Quoique ce mouvement perpétuel se présentait peut être comme l'unique solution pour éviter des plans mobiles où la caméra est sans cesse mal positionnée (résultat : pas de mise en valeur des personnages, pas de lisibilité dans l'évolution dramatique, pas de point de vue défini...)

Monsieur Gary Ross, vous avez de toute évidence oublié qu'il existe des notions de cadre. Et que le suspens, le doute, la peur, l'exaltation ou encore la tristesse ne se filment pas en posant la caméra et en appuyant su le bouton Rec.

 

Passons maintenant à la musique. 2 solutions : soit on propose une musique s'imbriquant au déroulé de l'action, soit on en adjoint une qui par sa "dissonance" apportera une sensation supplémentaire à l'image... Mais le but n'est pas de choisir une musique pour la raison qu'elle est plaisante. Et encore, personnellement, je la trouve profondément ridicule, brillante par sa platitude... sans émotion tout simplement.

 

Enchainons avec les effets spéciaux. Dans le cas d'un Block Buster, si on est prêt à se satisfaire d'un scénario simpliste, on est en droit d'attendre une image digne de cela, crédible, où tous les éléments (tournés et fabriqués par ordinateur) se lient avec élégance. Voilà...ça c'est à quoi on pouvait espérer attendre. Malheureusement, tout ce qui est irréel respire le faux à en devenir écoeurant, en plus d'être ridicule.

Le plus risible est sans aucun doute les bêtes féroces pourchassants les tributs... Pour information, cette monstrueuse bestiole est communément appelée chez nous : un chien (un peu gras et court sur patte je vous l'accorde). Pour rendre tous cela plus impressionnant, on a pensé à vous mettre de superbes aboiements de chiens bien colère...

 

Et que dire de la performance des acteurs. Je compatie à leur douleur. On leur a donné comme rôles des personnages sans profondeur, où l'émotion est balayée comme un swiffer décolle la poussière. 

En surplus, ils sont mal dirigés, et la seule émotion qui parvient jusqu'à nous c'est la difficulté de leur interprétation.

 

Je commenterai de plus, la façon pitoyable avec laquelle l'histoire est construite. Aucune surprise s'installant. L'objectif final étant de parvenir à cette fin mielleuse où nos deux héros sauvés par leur amour gagneraient les Hunger Games. On ne peut même pas compter sur les rebondissements, ces derniers totalement téléphonés et de l'ordre du déjà vu.

 

Je finirai par critiquer ces dialogues eux aussi mielleux, vides d'émotions qui ne m'ont apportés que plusieurs fous rires ou soupirs. Bien qu'ils se donnent l'impression de créer les moments forts du film... Laissez-moi rire.

 

 

Vous l'avez compris, vous n'avez aucune raison d'aller voir ce film lamentable, navrant, déplorant par son mauvais goût et l'inaptitude d'un réalisateur et d'un producteur qui l'ont fait naître.

J'espère sincèrement que ce film n'entachera pas les carrières des deux acteurs principaux qui valent beaucoup mieux.

 

Hunger Games : affiche Gary Ross, Josh Hutcherson

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 16:58

Projet X, un film hors limites de Nima Nourizadeh

 

Projet X : photo Nima Nourizadeh

 

Le récit :

 

3 lycéens looser dans l'âme, décide pour l'occasion de l'anniversaire d'un d'entre eux d'organiser une fête inoubliable, et ainsi remonter leur côte de popularité. Les invites fusent et la fête d'anniversaire est programmée pour devenir emblématique... Mais personne n'avait prévu à quel point. 

 

 

Le réalisateur :

 

Premier film pour un artiste déjà confirmé dans la réalisation de vidéo-clips (pour Lily Allen entre autre), et qui a su adapter avec intelligence ce type de réalisation et de montage. Si le réalisateur était un illustre inconnu, il en est moins du producteur : Todd Phillips, scénariste de Borat et bien sûr réalisateur de Very Bad Trip 1 & 2. Un filon qui le réussi.

 

 

L'avis :

 

Une éloge de la décadence fantasmée jusqu'à une dégénérescence follement exutoire.

 

On pourrait résumé ce missile cinématographique ainsi. Pour ceux qui auront vu Chronicle, on peut constater que le filmage subjective à de l'avenir et sera certainement présent sur les écrans dans les années à suivre.

 

Mais revenons aux qualités du film. Tout d'abord, une immersion totale dans la réalité de l'action rendue absolument parfaite par des caméras embarquées jouant sur une qualité d'image allant du Portable au Cinéma. Ensuite, par la transformation physique hallucinante et psychique des personnages s'enivrant et "s'ectasyant". Enfin, par un montage et un jeu sur la vitesse et la durée des plans extrêment bien millimétré. Un exploit que seul un réalisateur de clips pouvait s'offrir.

Le tout est saupoudré de répliques claquantes à vous tordre de rire et des scènes qui deviendront cultes. Et même si on ne peut pas dire qu'il y ai un scénario d'une incroyable originalité (voir un scénario, du fait qu'on s edemande si les 3/4 du film n'a pas était réalisé en montage), les passages "fleurs bleues" attendrissent au point de redonner une humanité et un léger message aux interactions fantasques entre les personnages.

 

C'est dorénavant certain, une nouvelle génération de filmage et montage arrive pour révolutioner les écrans.

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 13:16

Bonjour à tous les visiteurs de ce blog,

 

C'est l'occasion pour moi de mettre en avant un projet de court-métrage actuellement en préparation et qui a besoin de vos soutiens pour aboutir.

Dans le cadre de ce projet ambitieux de court-métrage, l'équipe est actuellement en recherche de financements supplémentaires, indispensables pour que le résultat puisse assouvir les espérances du réalisateur.


Toutes les informations sur ce film ici : http://www.ulule.com/spinball/

 

 

N'hésitez pas à faire circuler ce lien à tous vos ami(e)s fans de Cinéma. Et si le désir de les soutenir est tel que vous décidez de participer financièrement, cela est possible dès la somme de 5€ (petites et grandes contreparties à la clef)

 

Merci à toutes et à tous !!

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 11:18

La Dame en Noir, un film d'angoisse saisissant de James Watkins


La Dame en noir : photo Daniel Radcliffe

 

Le récit :

 

Arthur Kipps, interprété avec brio par Daniel Radcliffe, est un jeune notaire originaire de Londres. Contraint de partir à Crythin Gifford (un village perdu sortant de nulle part), il est là_bas chargé de régler la succession d'une cliente décédée récemment.

Mais sur l'île ou s'érige le manoir de la défunte, le triste passé du village et l'ombre oppressante d'un esprit vengeur ne le quitte plus.

 

 

Le Réalisateur :

 

Scénariste avant tout de films d'épouvante, James Watkins débute sa carrière de réalisateur avec un film à succès "Eden Lake". Se familiarisant au fur et à mesure avec ce genre, il propose aujourd'hui un film d'épouvante plongé dans une époque passée londonienne, où Daniel Radcliffe présente un jeu d'acteur extrêmement juste. Son prochain film Mathusalem sera produit par David Heyman... ce nom vous dit quelque chose ? Pas étonnant car ce n'est nul autre que l'heureux producteur des Harry Potter où nous retrouvions D. Radcliffe.

 

 

L'avis :

 

Loin d'être un spécialiste du film d'horreur - d'épouvante... je parlerai donc en tant qu'amateur de ce genre de film ; pour les adeptes, je m'excuse dès lors car mon opinion manquera cruellement de références.

 

Personnellement, je fus séduit dès les premières minutes par l'univers proposé. Après une ouverture telle une poésie tragique, on est happé par la performance tout en retenue et douleur de Daniel Radcliffe. Celle-ci rendant les scènes d'épouvantes encore plus crédibles et saisissantes.

Adjoint à cet univers : le graphisme de la demeure de la défunte, les couleurs (aussi bien les couleurs elle même, que leurs présences dans le cadre), le jeu avec le clair de lune et les éclairs, les apparitions... Le tout se rapprochant très fortement de "L'Orphelinat" de Juan Antonio Bayona. Un film qui sans aucun doute a eu son influence sur la réalisation de La Dame en Noir.

 

Les acteurs plongés dans cette époque dépassée sont d'une incroyable justesse et d'un charisme renforçant avec finesse l'étrangeté de ce village maudit. Ainsi, bien que le village soit peu représenté, sa présence est tellement forte, qu'il plane tel une ombre sur tout le long du déroulé de l'histoire. Grâce à cela, le fait que nous ne nous attardons pas plus longuement sur les villageois et leurs histoires personnelles ne nous manque pas.

 

Cependant bien que le résultat reste appréciable, je suis au regret de constater que la narration, l'évolution du film, les lieux, les personnages et leur représentation... se confondent même avec un léger décalage avec ce film l'Orphelinat. Et malheureusement, même si la performance de Daniel Radcliffe sort du lot, on peut avoir le sentiment que La Dame en Noir est une version remodelée (avec brio je le répète) de ce film par Watkins.

Ajouté à celà, un suspens bien présent mais trop répétitif. Dans le sens où il correspond à celui du genre (apparitions fugace, sons intenses...), mais qu'il ne s'inscrit pas suffisament dans les rebondissements de l'histoire. En définitive, le film progresse dans une effrayante linéarité.

 

En conclusion, un excellent film à aller voir...mais où les amoureux du genre auront un léger sentiment de déjà vue, et resteront sur l'attente d'un fond inassouvie...

 

 

 

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15 mars 2012 4 15 /03 /mars /2012 23:51

Rasta Rockett, le combat rasta par un film culte de Jon Turteltaub.

 

 

Le récit :

 

Derice, Sanka, Irwin et Junior 4 Jamaïquains vont par un concours de circonstances participer aux Jeux Olympiques de Calgary. Combats, Courage, Valeurs, Détermination, Respect.  Pour affronter la glace et passer la ligne d'arrivée, leur origine sera leur plus grande force.

 

 

Le Réalisateur :

 

Rasta Rockett restera sans nul doute l'emblème de ce réalisateur doué pour raconter les grandes histoires. Si depuis 1993, ses films se cantonnent sans doute trop à l'esprit Block Buster de Disney ("Sale môme", "Benjamin Gates", "L'apprenti Sorcier"...), cela ne l'empêche pas de collectionner les succès. Mais pour moi, sa patte humaniste et émouvante s'est éteint progressivement pour fournir des films certes à succès mais dépourvus de fond. 

 

 

L'avis :

 

Ce film possède une des écritures certainement les plus inouïes et réfléchies de l'histoire du cinéma. Derrière chaque phrase devenue aujourd'hui culte, se cache un message, une réflexion, une défense de sa propre identité. 


Jouant habilement avec leur univers "décalé", on partage leur avancée dans leurs périples habités par à un humour OVNI. Et toutes les difficultés rencontrées sont prétexte à en faire l'utilisation dans la vue d'une résolution mêlant ferveur, grâce et esprit d'équipe.


Les personnages sont forts et alors qu'on ne fait qu'entre apercevoir leur passé, souffrance et rêve...nous sommes irrémédiablement touché et en empathie avec eux. Au point que si même visuellement tous nous oppose à eux, on a le sentiment de les comprendre et connaitre depuis toujours. Quelle meilleure représentation de l'universalité ?

 

Enfin, nous touchons là, à une des plus belles fins du cinéma où les émotions s'entrechoquent et la notion de récompense devient transcendante.

(Quand on sait que l'histoire est au départ vraie, on ne peut que se taire face à l'exploit réalisé par ces hommes). Un film à montrer dans tous les écoles... de la primaire au lycée.

 

Pour finir quelques unes des citations qui ont marqués un film, une génération et une culture.

 

 

 

L’important dans l’existence, c’est d’accomplir sa vocation.

 

Les suisses font ça pour se motiver au départ !

C’est pas une raison ! Ils fabriquent aussi des couteaux on... on va pas tout faire comme eux !

 

- Qu’est-ce que tu fumes Sanka man ?

- Je fume pas, j’expire.


Je suis Sanka Coffie, le plus grand pousseur du push-car de toute la Jamaïque... Et tu veux qu’je freine !?


Notre père qui êtes à Calgary,
Que le bobsleigh soit sanctifié,
Que notre médaille arrive
Et que votre volonté soit faites sur la terre comme dans le virage n°7.
Liberté et justice pour la Jamaïque.

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 16:27

Chronicle, un sursaut époustouflant dans la catégorie "super héros" de Josh Trank

 

Chronicle : photo Dane DeHaan, Josh Trank

 

 

Le Récit :

 

3 jeunes (Andrew le caméraman solitaire martyrisé, Matt le cousin insouciant, et Steve futur "politicien" disponible) sont au cours d'une soirée démentielle mis en contact avec une substance étrange, enfouie au fond d'une galerie souterraine provenant de nulle part.

Sans comprendre comment, ils sont dès lors détenteurs de pouvoirs surnaturels. Ils deviennent à partir de cet instant inséparables et passent leur temps à tenter de les développer, s'amuser, s'envoler... mais connaissent-ils vraiment leurs limites ?

 

 

Le Réalisateur :

 

Josh Trank ou comment un illustre inconnu projette un missile sur un paysage cinématographique des super héros qui joue sur le spectacle sans plus surprendre quiconque. En un film, Josh Trank donne ses lettres de noblesses au métier, en utilisant une réalisation à la "Cloverfield" en réussissant à lui attribuer un réel sens cinématographique. Quand on sait qu'il prépare entre autre le reboot des "4 fantastiques", on peut s'attendre à ce que son succès se reproduise sans s'essouffler.


 

L'avis :

 

Dès le début le décor du film est planté. La caméra subjective ne fait pas que filmer ce que voit Andrew, mais nous incarne profondément dans la peau de ce personnage, là ou tout mot aurait été superflu. Il faut ajouter à cela la prestation étourdissante de Dane Dehann qui peut de toute évidence jouer tout les rôles et toutes les émotions. Avec lui et sa caméra nous évoluons dans son monde.

 

Il est vrai que vous n'irez pas voir ce film pour le scénario, dont l'évolution ne sort pas des sentiers déjà balisés et maintes fois empruntés. Et l'on pourrait d'un point de vue scénaristique penser que Chronicle est une sorte d'"Heroes" pour le cinéma avec moins d'intrigues, moins de pouvoir (quoique...) et moins de suspens (respectant la règle qu'à trop vouloir se rapprocher du soleil on finit par se brûler).


La qualité du film se tient, en vérité, à l'impression de faisabilité et de vraisemblance de l'action. Au contraire de tout les autres films du genre où nous ne perdons pas tout le long du film que ce qui se passe ne peut en aucun cas être réel ; Chronicle en jouant sur l'identité simple des jeunes, l'obtention de leurs pouvoirs, et leurs développements lents et difficiles (mais absolument pas ennuyeux) fait qu'on nous donne le sentiment d'être eux. Et cette caméra subjective qui en plus de nous lier à Andrew (à son état intérieur), nous donne le sentiment de ne plus être simple spectateur mais le 4ème "héros" de ces exploits.

 

Pour finir, il me reste à venter les mérites de monteur, de réalisation sonore (renforçant totalement l'immersion dans l'action et notre participation comme 4ème membre du groupe) et d'effets spéciaux (qui bien que subissant un manque d'apport évident, parviennent à rester dans une dynamique et une originalité souvent, qui ne nous fait pas décrocher.)


Aussi si le film ne dure que 1h22 (certainement à cause d'un manque de fond financier), on sort du film sans être déçu et sur notre fin. Bien qu'on le soit un peut tout de même, mais que voulez vous, il fallait bien annoncer le second opus...

 

 

 

 

 

 

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13 mars 2012 2 13 /03 /mars /2012 09:25

Le Territoire des Loups, un film de souffrances et rencontres de Joe Carnahan

Le Territoire des Loups : photo Joe Carnahan, Liam Neeson

 

Le récit :


John Ottaway ou Ottaway comme on l'appelle, à fuit en Alaska pour se défaire d'une douleur qui le transperce encore. Là bas, il est chargé de la sécurité des pétroliers en abattant tout loup désireux d'attaquer les hommes. Mais ça vie n'a plus réellement de sens pour lui, jusqu'au jour où à la suite d'un crash aérien emmenant une partie de l'équipe à Anchorage, il se retrouve en charge de la protection des quelques survivants. Ses connaissances sur les loups seront primordiales... mais suffiront-elles face à une meute en chasse ?

 

Le Réalisateur :


Joe Carnahan, un nom qui ne vous dit surement rien. Ce réalisateur, avant tout scénariste, (et parfois Producteur) s'est tout de fois révélé récemment au public par la reprise en film de la série éponyme qui marqua une génération "L'Agence tous risques". Le Territoire des loups loin des cascades audacieuses et l'humour en coin, se concentre sur une tension constante redoublée par le jeu tranché de Liam Neeson une fois encore dans un rôle où il excelle. A la fois à l'aise en Comédie, Drame, "Fun" ou Polar, Joe Carnahan reste imprévisible sur ses futurs projets.

 

L'avis :


 

L'atout fort de ce film réside en deux points majeurs. L'interprétation tout en retenue et douleur de Liam Neeson, ainsi qu'une bande sonore qui vous plonge dans le blizzard du Grand Nord sans vous en faire échapper. 


La réalisation, elle est plus à discuter. Certes il n'y a pas d'incohérence et de séquences "mal conçues", cependant l'on doit déplorer quelques soucis de rendus (inhérent à qui ou à quoi c'est la question...) qui pourront déranger le cinéphile.


Tout d'abord : l'image en terme de grain. Vous allez me dire qu'il n'y a pas à en faire tout un plat... seulement quand ces petits points colorés fourmillent sur un gros plan de Liam Neeson en pleine méditation sur sa vie, cela vous sort profondément de la tension qui se joue. Et malheureusement la constatation est récurrente.


Ensuite : les loups mal maitrisés aussi bien en terme de "maquettes" que d'images de synthèse. Comment voulez-vous être terrorisé et vous sentir acculé dans votre fauteuil par une meute de loups "enragés", quand à plusieurs reprises vous n'y croyez tout simplement pas un instant. Heureusement que la bande son digne de « Jaws » vous rapproche de cet émoi que l'image ne parvient pas toujours à réaliser. Mais c'est de justesse...


Enfin : un scénario trop classique. Un crash qui arrive de manière un peu inopiné. Et même si le réalisateur essaye de l'inscrire dans une histoire au préalable, nous n'y prêtons que peu d'importance, les personnages (survivants) révélant leur caractère sans qu'on ait besoin de les identifier au préalable. Des personnages, eux même, trop simplistes (le méchant qui crée les tensions), le "simplet", le père de famille qui veut revoir ses enfants, le compagnon de route du leader (Liam)... J'exagère le trait, mais la réalité et que si nous cernons bien la personnalité de chaque caractère, le groupe lui ne se caractérise pas par une particularité plus forte. De là, on les voit s'en aller vers la mort sans peine, et plus important en ne percevant qu'une façade de tristesse sur les coéquipiers (censés se connaitre depuis des années).


Pour conclure : Une résolution trop évidente aussi bien dans sa réalisation que son déroulement.


MAIS MAIS MAIS... Il faut avouer que dans ce filme quelque chose vous touche et fait que vous êtes tenu en haleine durant deux heures sans trouver le temps long. Et plus fort encore, alors que pendant près d'une heure l'action est la même (fuir, se faire rattraper par les loups, allumer un feu, fuir...), le suspens reste haletant pour le spectateur. Et bien qu'on regrette de pouvoir y croire à chaque instant, il est clair que l'on ne s'ennuie pas. 


 

En conclusion, même si ce film ne réussit pas à pallier à quelques facilités et rendus techniques non à la hauteur ; vous êtes à la fin conquis par ce dernier et la prestation de Liam Neeson (et cette bande sonore absolument réaliste de sens).


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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

Enter the Void, un film psychédélique de Gaspar Noé

 

 

Le récit :

 

Oscar, dealer de faible envergure à Tokyo, se fait compromettre par un jeune acheteur. A cause d'un malentendu stupide, il se fait tirer dessus en pleine poitrine, et meurt dans les secondes qui s'ensuivent. Seulement son esprit reste sur Terre, cela pour rester fidèle à la promesse qu'il a fait avec sa sœur Linda. S'ensuit une errance dans une ville psychédélique, aux lumières pétantes, où l'espace spatio-temporel n'a plus de limite.

 

 

 

Gaspar Noé est depuis Irréversible sorti en 2002, un réalisateur connu pour son absence de limite dans le choquant et le dérangeant. Avec Enter the Void, un film qu'il prépare depuis 15ans, il réalise un film aux couleurs hors normes et sons décoiffants, ressenti par un esprit en pleine hallucination. Autant dire que la vision (qui rappelle pour sa subjectivité à La dame du Lac) sera des plus délirante. 

 

 

 

L'avis :

 

Débutant dans un tempo frénétique, le générique nous explose aussi bien visuellement qu'auditivement, et nous plonge immédiatement dans un trip à la fois incompréhensible et pétillant de lumières.

 Les premières minutes annoncent la partie principale du film, où l'esprit d'Oscar se baladera, planant durant des jours dans les quartiers de Tokyo, traversant rues et immeubles ; et l'on retrouvera des images semblables aux hallucinations en rosaces et jets de lumières, qui deviendront constantes lors de sa poursuite de Linda et ses tentatives de rapprochements.

 

Gaspar Noé aborde de nombreux thèmes hors celui de la projection astrale (même s'il faut l'avouer, le réalisateur ne s'étale en rien dans ses interviews sur ces thèmes ; et éludes les questions morales et psychanalytiques).

Pour n'en prendre qu'un en exemple, celui de l'inceste. Durant sa lévitation continuelle, l'ectoplasme d'Oscar surveille sa sœur, et durant les relations sexuelles qu'elle a, il n'hésite pas à pénétrer dans le corps de l'homme. On comprend par la suite son attention, celle de renaître au près de Linda. Toute fois, l'on peut méditer sur la relation entre les intérêts troubles qu'il éprouve envers elle, et le passé tragique qui est le leur. Cela, principalement car la notion d'amour entre une femme étrangère, et sa mère (ou sa sœur) est depuis son enfance très ambigu (ce qui remémore la situation du film The Dreamers de Bertolucci).

 

Autre point, qui fait la qualité visuelle du film, est son aspect technique irréprochable (mouvements de caméra d'une fluidité inouïe) et une image de synthèse qu'on confond avec la réalité ; au point qu'on ne distingue plus le passage de l'une à l'autre. Ainsi, bien que le fonctionnement de ce passage, se réitère identique à lui même constamment (ce qui en irritera plus d'un), on se laisse embarquer dans cette frénésie d'images et de couleurs sans broncher.

 

Au final, se film se révèle comme une peinture "débleuît", où la décorporation sous LSD vous plonge dans un chaos spatio-temporel dans un Tokyo sans mœur .

 


 

 

 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥ et ♦ Coup de Poing ♦

Elephant, un film de Gus Van Sant

 

 

 

 Le récit :

 

C'est l'histoire d'Alex, John, Elias, Eric, Carrie, Jordan, Nicole, Brittany, Acadia, Michelle, et d'autres... A leur lycée, ils prennent des photos, font du sport, mangent au self en racontant les derniers potins, étudient à la bibliothèque, discutent sur le monde, et d'autres choses encore. Chacun à sa petite vie, ses petits soucis, son univers. Certains sont heureux, d'autres malheureux... Douze d'entres-eux vont se faire tuer par deux lycéens.

 

 

 

Gus Van Sant signe avec Elephant, un film hommage émouvant, à la tragédie du lycée de Columbine quelques années plus tôt. Récompensé par la Palme d'Or de la mise en scène en 2003, ce film retrace de manière épurée l'assassinat de douze lycéens (et d'un professeur) par deux de leurs camarades ; toute cette construction n'est pas sans rappeler son Paranoïd Park, qu'il réalisera quatre ans plus tard.

 

 

 

L'avis :

 

Comment reprendre un drame qui a secoué l'Amérique entière, et le transformer en un acte tout à faite banal, dans un lycée (et un monde) tout aussi banal? C'est ce qu'est parvenu à réaliser le talentueux Gus Van Sant dans ce film bouleversant. Pas question de diaboliser les deux lycéens, et tout aussi hors de propos de les transformer en souffre douleur martyrisés par leurs camarades... non, ce ne sont que deux adolescents qui ont prévu de jouer à leur jeux vidéo préféré version grandeur nature.

 

A travers une succession de vignettes, dans lesquelles on découvre peu à peu les personnages et la vie du lycée (et ses mœurs) ; nous nous approchons inévitablement vers le drame final, annoncé dès les premières minutes par l'arrivé version commando des deux jeunes garçons. Ainsi, on suit l'avancée inéluctable du temps, dans une atmosphère plus que pesante, où la seule réponse qu'on attend : est de connaitre la vignette du départ de cette explosion. Car c'est bien ici, que réside le talent et la particularité du film : créer une angoisse, et la fortifié par une attente interminable, malgré qu'on connaisse le résultat morbide du scénario, ce dernier orchestré avec minutie.

 

Il est difficile de décrire ce film, qui, dans sa construction et son évolution semble se contredire, tout en respectant la ligne centrale menant tout droit au carnage. En effet, l’atmosphère se veut pesante, et au lieu de jouer sur des sons inquiétants et un montage laissant transparaître le malaise… il n’en n’est rien. Tout ce passe dans le meilleur des mondes comme si rien n’allait arriver. L’effet produit est fantastique : tel des être omniscients, seuls nous, avons la résolution ; ce qui procure un déchirement incontrôlable, où intérieurement, on ne peut s’empêcher de vouloir se précipiter sur tous les fronts pour les prévenir du danger. Malheureusement, on ne peut rien faire, hormis constater le sang froid dans laquelle la tragédie se déroule, sous les réactions des élèves diverses et variées.

 

Un grand moment de cinéma, où le réalisateur nous apprend à créer du suspens ; là où à première vue il n’y en a plus. Eblouissant. 

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