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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:00

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 00:00

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5 avril 2011 2 05 /04 /avril /2011 00:00

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

Enter the Void, un film psychédélique de Gaspar Noé

 

 

Le récit :

 

Oscar, dealer de faible envergure à Tokyo, se fait compromettre par un jeune acheteur. A cause d'un malentendu stupide, il se fait tirer dessus en pleine poitrine, et meurt dans les secondes qui s'ensuivent. Seulement son esprit reste sur Terre, cela pour rester fidèle à la promesse qu'il a fait avec sa sœur Linda. S'ensuit une errance dans une ville psychédélique, aux lumières pétantes, où l'espace spatio-temporel n'a plus de limite.

 

 

 

Gaspar Noé est depuis Irréversible sorti en 2002, un réalisateur connu pour son absence de limite dans le choquant et le dérangeant. Avec Enter the Void, un film qu'il prépare depuis 15ans, il réalise un film aux couleurs hors normes et sons décoiffants, ressenti par un esprit en pleine hallucination. Autant dire que la vision (qui rappelle pour sa subjectivité à La dame du Lac) sera des plus délirante. 

 

 

 

L'avis :

 

Débutant dans un tempo frénétique, le générique nous explose aussi bien visuellement qu'auditivement, et nous plonge immédiatement dans un trip à la fois incompréhensible et pétillant de lumières.

 Les premières minutes annoncent la partie principale du film, où l'esprit d'Oscar se baladera, planant durant des jours dans les quartiers de Tokyo, traversant rues et immeubles ; et l'on retrouvera des images semblables aux hallucinations en rosaces et jets de lumières, qui deviendront constantes lors de sa poursuite de Linda et ses tentatives de rapprochements.

 

Gaspar Noé aborde de nombreux thèmes hors celui de la projection astrale (même s'il faut l'avouer, le réalisateur ne s'étale en rien dans ses interviews sur ces thèmes ; et éludes les questions morales et psychanalytiques).

Pour n'en prendre qu'un en exemple, celui de l'inceste. Durant sa lévitation continuelle, l'ectoplasme d'Oscar surveille sa sœur, et durant les relations sexuelles qu'elle a, il n'hésite pas à pénétrer dans le corps de l'homme. On comprend par la suite son attention, celle de renaître au près de Linda. Toute fois, l'on peut méditer sur la relation entre les intérêts troubles qu'il éprouve envers elle, et le passé tragique qui est le leur. Cela, principalement car la notion d'amour entre une femme étrangère, et sa mère (ou sa sœur) est depuis son enfance très ambigu (ce qui remémore la situation du film The Dreamers de Bertolucci).

 

Autre point, qui fait la qualité visuelle du film, est son aspect technique irréprochable (mouvements de caméra d'une fluidité inouïe) et une image de synthèse qu'on confond avec la réalité ; au point qu'on ne distingue plus le passage de l'une à l'autre. Ainsi, bien que le fonctionnement de ce passage, se réitère identique à lui même constamment (ce qui en irritera plus d'un), on se laisse embarquer dans cette frénésie d'images et de couleurs sans broncher.

 

Au final, se film se révèle comme une peinture "débleuît", où la décorporation sous LSD vous plonge dans un chaos spatio-temporel dans un Tokyo sans mœur .

 


 

 

 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 00:00

♥ Coup de Cœur 

Le Petit Prince, un conte d'Antoine de Saint-Exupéry

 

 

Le récit :

 

L'auteur, aviateur, s'échoue avec son avion en plein désert du Sahara. Alors qu'il s'assoupit, un enfant le réveille. Cet enfant n'est pas n'importe qui, il est le Petit Prince de l'astéroïde B 612, et veut qu'on lui dessine un mouton !

S'ensuit une tendre amitié entre l'aviateur et le Petit Prince, jusqu'à ce que ce dernier aille retrouver sa Rose qui lui manque tant. 


 

 

Antoine de Saint-Exupéry est sans nul doute l'écrivain et aviateur le plus célèbre de la planète. Alors qu'il réalise un repérage en vol au dessus de la Provence, son avion est abattu par un pilote allemand. Il échoue en pleine mer, pour n'être retrouvé que plus de 50 ans plus tard entre 2000 et 2003. Le Petit Prince qui date de 1942 reste un des livres les plus vendus en France chaque année.

 

 

 

L'avis : 

 

L'histoire se construit comme une douce poésie aux multiples niveaux de compréhension, où enfants et plus grands apprécieront l'univers vu depuis les yeux d'un Petit Prince. Ce qu'on retiendra est l'innocence touchante et déconcertante de l'enfant aux rires tels les grelots des étoiles, et les cheveux blonds comme les champs de blés.

 

Une réflexion des plus simple, et loin d'être équivoque, sur le fonctionnement du monde et la matérialisation de la vie par les grandes personnes qui n'arrivent plus à voir avec le cœur.

 

A feuilleter et relire à tout âge...

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥

Le jeu de l'Ange, un roman de Carlos Ruiz Zafon


 

 

Le récit :

 

Barcelone, années 20, David Martin est un jeune homme passionné de littérature et d’écriture, qui ne travaille, malheureusement, que comme simple grouillot au journal : Voz de la Industria. Alors que le journal a expressément besoin d’un jeune écrivain talentueux, Vidal – son plus vieil ami – éminent journaliste et écrivain, lui obtient sa chance. Le succès se fait sentir rapidement, et lui donne l’opportunité d’acheter la Tour  de la rue Flassaders, une demeure au passé trouble, inhabitée et même présupposée hantée. Les mois passent entre maladie et travail, jusqu’au jour où son ami, le vieux Sempere l’invite à pénétrer dans le Cimetière des livres oubliés pour y déposer son premier roman, et y récupérer un livre de son choix. Ce sera, au détour d’un couloir : Lux aeterna d’un certain D. M.. Le livre - qui lui rappelle étrangement, celui que lui a commandé un mystérieux éditeur répondant au nom d’Andreas Corelli - l’embarque alors dans une course poursuite avec le passé d’une Barcelone corrompue et meurtrie. Sempere, Clara Saignier, Vidal, Mr Salvador et surtout Isabella sa jeune secrétaire – et écrivain en herbe – tous dévoués, ne pourront l’aider à le faire ressortir indemne du combat avec l’inspecteur Grandes, Irène Sabino, Jaco, « le patron » et surtout ce  fameux D. M.. Surtout si le mensonge plane sur eux, tel le ciel noir de Barcelone…

 

 

 

Le jeu de l’Ange est le second roman du plus que talentueux écrivain Carlos Ruiz Zafon. Dans ce dernier, il reprend un univers, des lieux, et des personnages de son premier roman ; mais en transposant le tout, dans une époque barcelonaise de quelques années plus lointaines. Reprenant ce qui fit, entre autre, son succès : un mélange des genres entièrement domptés ; il joint à cela, une succession de tragédies plus élaborées où les morts se succèdent sans relâche, et un univers en partie fantastique. Il faut savoir que l’écrivain se complète lui même d'un brillant compositeur, et joint gratuitement sur son site des airs composés pour ses romans.

 

 


L’avis :


L’auteur reprend avec un brio incontestable, les effets, drames et passions qui font la qualité de sa plume, et réitère une performance subjuguante. Autant dire, que si vous avez apprécié le premier roman, vous adopterez sans y réfléchir le second. Tel avec un calque, il dépeint l’histoire. L’inspecteur Fumero est remplacé par l’inspecteur Grandes, Fermin est décomposé en Isabella et Andreas Corelli, Julian Carax est abandonné pour Diego Malarsca, Les Sempere continuent leur commerce d’une génération à l’autre…etc. Ainsi dans un profil quasi identique, il réinvente avec finesse une autre Barcelone passée. Et nous finirions presque par dire que Le jeu de l’Ange fût l’origine de l’ombre du vent.


Il est difficile de faire ressortir les points forts de ce roman, car comme je l’ai dit, les deux se superposent avec similarités, et nous retrouverons des qualités identiques. Cependant, Carlos Ruiz Zafon innove à plusieurs niveaux. Tout d’abord, il adjoint un personnage fantastique, celui d’Andreas Corelli, capable de guérir on ne sait comment les maladies, et qui assure pouvoir faire revivre les morts. Ensuite, il dépeint un personnage principal beaucoup plus tourmenté, où son histoire s’édifie sur ce même constat ; d’ailleurs la plupart de ces « ami(e)s » le conforteront dans l’isolation dans laquelle il se retranche pour échapper à ses tourments, ne faisant qu’empirer les choses. Enfin, il choisit un ton plus dramatique pour écrire son histoire, où entre autre, la fin se fait des plus mélancolique et songeuse sur la vie ; nous faisant entre apercevoir le côté presque fataliste de celle-ci.

 

Ce peintre dont le texte a parfois quelquechose de Rimbaud, par sa vision à la fois suave et apocalyptique du monde, vous embarque avec David dans une quête du savoir, de la liberté, mais surtout de la rédemption.

 

Un magnifique roman qui nous renvoie au premier avec une certaine nostalgie. 

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25 février 2011 5 25 /02 /février /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥ et ♦ Coup de Poing ♦

Elephant, un film de Gus Van Sant

 

 

 

 Le récit :

 

C'est l'histoire d'Alex, John, Elias, Eric, Carrie, Jordan, Nicole, Brittany, Acadia, Michelle, et d'autres... A leur lycée, ils prennent des photos, font du sport, mangent au self en racontant les derniers potins, étudient à la bibliothèque, discutent sur le monde, et d'autres choses encore. Chacun à sa petite vie, ses petits soucis, son univers. Certains sont heureux, d'autres malheureux... Douze d'entres-eux vont se faire tuer par deux lycéens.

 

 

 

Gus Van Sant signe avec Elephant, un film hommage émouvant, à la tragédie du lycée de Columbine quelques années plus tôt. Récompensé par la Palme d'Or de la mise en scène en 2003, ce film retrace de manière épurée l'assassinat de douze lycéens (et d'un professeur) par deux de leurs camarades ; toute cette construction n'est pas sans rappeler son Paranoïd Park, qu'il réalisera quatre ans plus tard.

 

 

 

L'avis :

 

Comment reprendre un drame qui a secoué l'Amérique entière, et le transformer en un acte tout à faite banal, dans un lycée (et un monde) tout aussi banal? C'est ce qu'est parvenu à réaliser le talentueux Gus Van Sant dans ce film bouleversant. Pas question de diaboliser les deux lycéens, et tout aussi hors de propos de les transformer en souffre douleur martyrisés par leurs camarades... non, ce ne sont que deux adolescents qui ont prévu de jouer à leur jeux vidéo préféré version grandeur nature.

 

A travers une succession de vignettes, dans lesquelles on découvre peu à peu les personnages et la vie du lycée (et ses mœurs) ; nous nous approchons inévitablement vers le drame final, annoncé dès les premières minutes par l'arrivé version commando des deux jeunes garçons. Ainsi, on suit l'avancée inéluctable du temps, dans une atmosphère plus que pesante, où la seule réponse qu'on attend : est de connaitre la vignette du départ de cette explosion. Car c'est bien ici, que réside le talent et la particularité du film : créer une angoisse, et la fortifié par une attente interminable, malgré qu'on connaisse le résultat morbide du scénario, ce dernier orchestré avec minutie.

 

Il est difficile de décrire ce film, qui, dans sa construction et son évolution semble se contredire, tout en respectant la ligne centrale menant tout droit au carnage. En effet, l’atmosphère se veut pesante, et au lieu de jouer sur des sons inquiétants et un montage laissant transparaître le malaise… il n’en n’est rien. Tout ce passe dans le meilleur des mondes comme si rien n’allait arriver. L’effet produit est fantastique : tel des être omniscients, seuls nous, avons la résolution ; ce qui procure un déchirement incontrôlable, où intérieurement, on ne peut s’empêcher de vouloir se précipiter sur tous les fronts pour les prévenir du danger. Malheureusement, on ne peut rien faire, hormis constater le sang froid dans laquelle la tragédie se déroule, sous les réactions des élèves diverses et variées.

 

Un grand moment de cinéma, où le réalisateur nous apprend à créer du suspens ; là où à première vue il n’y en a plus. Eblouissant. 

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 00:00

Laura, un film noir d'Otto Preminger

 

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Le récit :

 

Laura Hunt est morte, assassinée chez elle. Mais qui a-t'il bien pu tuer cette ravissante jeune femme ? Elle, que tout le monde semble en facade apprécier ; et qui ne figure dans la haute société que depuis peu, grâce au chroniqueur et gentleman Waldo Lydecker. C'est ce que tente de découvrir l'inspecteur McPherson, cela malgré les suspects qui s'accumulent : Serait-ce Shelby Carpenter (le nouvel amant),  ou peut-être Waldo Lydecker (et son sans gêne éblouissant), ou bien encore Mme Ann (une femme jalouse qui la méprise), et pourquoi pas aussi Bessie (sa femme de chambre)...?

Dans un Cluedo, grandeur nature, où se mélange passion, mépris et vengeance ; il sera difficile de déceler les indices pour trouver le bon coupable ! Surtout si nous n'avons pas les bonnes cartes entre les mains...

 

 

 

Otto Preminger est un réalisateur et producteur d'origine autrichienne, dont des films tels que : Laura (1944), Un si doux visage (1953) et Autopsie d'un meurtre (1959) lui valent, aujourd'hui encore, l'approbation d'un public cinéphile (ou non). Grand spécialiste du film noir, policier et du drame ; il conjuguera les genres avec brio, laissant jusqu'au bout du film, se questionner le spectateur sur les vraies intentions des personnages. Mort à l’âge de 79 ans aux Etats-Unis ; il fut dans sa longue carrière, nommé deux fois aux Oscars en tant que Meilleur Réalisateur : la première en 1944 pour Laura, et la seconde en 1963 pour Le Cardinal.

 

 

 

L'avis :

 

Avec une ouverture au point de vue des plus originales, nous sommes immédiatement placés dans un contexte à la fois flou, et fantastique ; où ce que l'on pense, s'avère bien loin de la vérité des faits. 


Cependant, après un début magistral, et la découverte du personnage de Wildo aussi bien fascinant par ses manières que ses répliques ; on se laisse doucement embarquer sur des flots calmes et trop monocordes. Il faudra alors attendre la moitié de film, et son rebondissement inouïe, quasi fantasmagorique, pour nous faire plonger dans un tourbillon de révélations, mensonges et suspens enivrants... et arriver à une fin aussi haute en tension qu'en drame.

 

Grâce à l'excellente interprétation de Clifton Webb (Wildo), jouant à la perfection un chroniqueur charismatique habitué à vivre et être entouré de la haute société ; on est à la fois amusé et charmé, bien que piqué par un étrange sentiment de fausseté que dégage ce personnage. Son rôle de narrateur dans la première partie du film, assure ainsi un complet décalage entre une action banale, et des dialogues francs et directs, distillés tels avec une mitraillette. Un vrai moment de délice.

 

La technique est loin de faire de l'ombre à ce tableau réussi, puisqu'avec des jeux d'ombres et de lumières (qui seront récompensés de l'Oscar) on nous plonge dans des lieux presque bancals (tels une pointe d'expressionisme Allemand) où un léger sentiment d'inconfortable sera ressenti. Faisant habilement se succéder les éclairages extérieurs (éclairages publics), et intérieurs (lampes...), Joseph LaShelle (directeur de la photographie) nous fabrique une ligne à suivre jusqu'au tableau de l'action à la fois délicat, et dérangeant (quand on y joint la musique de David Raskin).

 

Une poésie destructrice... 

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23 février 2011 3 23 /02 /février /2011 00:00

♦ Coup de Poing ♦

Les Mensonges du IIIème Reich, une étude sur l'Allemagne de l'entre deux guerres, et sur la 2nd guerre mondiale de l'historien Serge Cosseron.

 

 

Le contenu :


A travers VI parties distinctes, Serge Coresson, historien et spécialiste de l'Allemagne, nous expose les mensonges qui seront les fondements de la politique national-socialisme d'Hitler et de ses collaborateurs directs (Hess, Goebbels, Himmler...). Tous les thèmes seront abordés : les grands mensonges politiques ("développement des autoroutes", "baisse de la criminalité", "la nuit des longs couteaux", "incendie du Reichstag") ; les grands mensonges sociaux ("culpabilisation des juifs", "coup de poignard dans le dos") ; les mensonges sur le passé des principales figures du nazisme ("homosexualité", "maladie mentale", "meurtres") ; sans parler des mensonges moraux!

 

 

 

Serge Coresson est aussi bien historien spécialiste de la république de Weimar (1913-1933), que connaisseur de l'Allemagne contemporaine. Dans les Mensonges du IIIème Reich, l'auteur s'insurge des mensonges crés et propagés dans l'entre deux guerres, et pendant la 2nd Guerre Mondiale. Editeur, il a aussi publié une seconde étude, cette fois sur l'histoire de France :  Les Mensonges de Napoléon.

 

 

 

L'avis : 


Pédagogue dans son approche de la partie la plus noire de l'Europe du XXème siècle. Il ne se contente pas de dresser le portrait deshumanisant de cette trouble époque, mais traite avec précision les mensonges, tout en expliquant (par des chiffres, ainsi que les écrits passés) les raisons qui font que ces dires sont incontestablement dupés. 

Avec soutenance, il remet en avant La Vérité parfois oubliée, et telle une "contre-propagande", il réinstaure les vérités sur l'origine des préceptes barbares défendus par le nazisme. "Hitler a favorisé la baisse de la criminalité" -> Mensonge ; l'Allemagne a perdu la 1ère Guerre Mondiale à cause d'une démobilisation des "éléments faibles" de l'intérieur -> Mensonge ; Les habitants ne pouvaient pas savoir -> Mensonge etc...

 

Physique, Droit, Suppression ethnique, Politique aryenne, Pushs... tout sera étudiés et révélés sous leurs vraies natures. Comparaison entre "Mein Kampf" et la réalité des faits, comparaison entre cet ""idéal"" aryen et la véritable nature des hommes qui le commandait. Le mensonge sur la vie, le mensonge sur les morts, rien n'échappera à l'oeil aguerri de l'auteur. Passionnant!

 

Je conseille, vivement, ce rapport aux professeurs d'histoire du Lycée, qui trouveront en lui une étude détaillée, et facile d'accès pour leurs élèves. Critique du nazisme montant, dans l'Allemagne d'entre deux guerres.

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22 février 2011 2 22 /02 /février /2011 00:00

♥ Coup de Cœur ♥

 Morse, un film de Tomas Alfredson

 

 

Le récit : 

 

Stockholm, Eli (et son père) emménagent sur le même palier qu'Oskar (et son père). Les deux adolescents deviennent, alors, rapidement complices. Oskar, d'un naturel fragile, rencontre en Eli une jeune fille amicale aussi marginale que lui. Eli trouve, elle, une première personne qui accepte d'être son ami.

Seulement, depuis l'arrivé de l'adolescente et son père dans la ville, des faits étranges surviennent : des tentatives d'assassinats, des cadavres retrouvés... et Oskar est loin d'être dupe. Qui est véritablement Eli? Peut-elle l'aider à vaincre ses camarades de classes qui le martyrisent? Jusqu'où leur complicité les emmènera t-ils?

 

 

 

Tomas Alfredson est un réalisateur suédois, encore totalement inconnu dans le monde avant la sorti du film en 2009. Ce film, justement acclamé par la critique, a reçu une succession de distinctions dont le fameux "Prix de la critique" du festival Gérardmer. Depuis, ce succès a eu une adaptation américaine sous le titre Laisse-moi entrer (traduction originale du titre suédois). Le réalisateur est, actuellement, en pleine préparation de son prochain film Tinker, Tailor, Soldier, Spy, une adaptation d'un roman d'espionnage, où figurera entre autres Gary Oldman (Léon) et Tom Hardy (Inception).

 

 

 

L'avis :

 

Tomas Alfredson a crée une perle d'un nouveau genre. Un film à la fois fantastique et d'horreur, où il gomme efficacement toutes les caractéristiques des genres pouvant apparaitrent barbares (hémoglobine surabondante, montage psychédélique...) ; pour préférer y mêler une tendre amitié, romantique mais non sexuelle entre deux jeunes adolescents. Deux acteurs novices qui sont d'une étonnante justesse dans leur interprétation, tout en sobriété ; tel deux inconnus qui se découvrent sans cesse pour la première fois.

 

Adaptant particulièrement habilement le roman original (dont je ne trouve aucune source), il installe une empathie, aussi bien sur le jeune Oskar martyrisé et incompris, que sur Eli [et ceci] malgré ses actes vampiriques. En effet, il traite le thème du "vampirisme" sans luxure, sans jugement... puisqu'il est, ici, seulement question d'un vampire tuant pour se nourrir et donc survivre. Ainsi, la question du bien et du mal est dissolue ; et ne reste que la tendre complicité à la fois gênante, fascinante, et réciproquement apeurante des personnages. Le danger venant, au final, que de cet amour impossible.

 

Autre thème abordé : le combat. Le combat aussi bien contre les autres, qu'envers soit même, et l'inconnu. Une discussion entre Oskar et Eli retranscrit d'ailleurs brillamment ces combats, et la liaison étrange qui émergera (entre eux deux) dans ce but. Oskar, se plaignant de la martyrisation de ses camarades, obtient comme réponse de celle-ci "il faut frapper fort" ; mal assuré il rétorque qu'ils sont trois, la réponse est immédiate "il faut frapper encore plus fort... elle l'aidera s'il a besoin". Car, là réside une autre question du film : jusqu'où mènera cette relation, et que seront-ils prêt à faire l'un pour l'autre?... Etre complice d'assassinats? Tuer? Mourir?

 

Quand à la façon de filmer, elle se rapproche énormément des films japonais récents (Departures, Tokyo Sonata) : épurée, avec une mise en scène du vide dans l'image, et une singularité des personnages. Cela, tout en utilisant un montage (et des cuts) dans l'action étonnant, mais sensé après réflexion.

 

Un nouveau point de vue sur le film dit fantastique et d'horreur. L'avenir semble très prometteur.

 

lien : Interview de Tomas Alfredson sur son film Morse


 


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